Un Chrétien peut-il être anti-évolutionniste ?
Par Jean Staune , :: Mécanismes de l’évolution :: 1 Commentaires
Dominique Tassot
Interview sur radio Pays Vert
J’avais publié dans "Science et Foi" un article destiné à montrer que la théorie de 1’évolution était parfaitement compatible avec la foi chrétienne. Mais je n’avais pas répondu à la question suivante : Pourquoi ne pas adopter une position non-évolutionniste ?
La réponse est simple : Parce que c’est impossible !
Pour le démontrer, nous allons analyser ici un seul chapitre (18 pages) du livre de Dominique Tassot "A l’image de Dieu" (Editions St Albert, lère édition, 1991). Il s’agit du chapitre 3, "les mésaventures des ancêtres de I’homme". Dans ce chapitre, la stratégie de l’auteur pour défendre sa position anti- évolutionniste sera la suivante : i1 va inventer une catégorie, "les Anthropiens, grands singes analogues à des gibbons, dont la posture rappelle la station debout propre à 1’homme" (p.79), qui n’existe dans aucun ouvrage paléontologique.
Il va ensuite reclasser tous les fossiles d’êtres intermédiaires entre le singe et I’homme, soit comme des Anthropiens, donc des singes, soit comme des hommes, parfaitement intégrables à 1’espèce "Sapiens". Ainsi disparaissent sous la plume de Tassot les ancêtres de 1’homme. Cette démarche aboutit à l’absurdité suivante :Tassot va classer parmi les humains des fossiles beaucoup moins évolués et avec une plus petite capacité crânienne que ceux qu’il va classer parmi les singes !
Voici le détail des erreurs contenues dans ce chapitre
Tassot analyse d’abord le Pithécanthrope de Java de la façon suivante (p.80-81) : Dubois trouve en 1891 une "calotte simienne" et a 15 mètres de là un fémur humain. Le Pithécanthrope est donc une supercherie (comme l’homme de Piltdown, supercherie, elle, parfaitement avérée, que Tassot décrit ensuite).
D’ailleurs Dubois aurait reconnu à la fin de sa vie que la calotte devait provenir d’un grand gibbon. On a, ici, inventé un ancêtre de 1’homme en associant un os humain avec un crâne de singe.
Mais Tassot ignore toutes les découvertes faites depuis à Java. Il s’arrête à 1906 et note avec plaisir que la mission de contrôle envoyée à cette date n’a rien trouvé. Mais de 1930 à nos jours, des dizaines de restes de Pithécanthrope ont été exhumés. Le plus intéressant est le Pithécanthrope 8 (voir figure 1) car il s’agit d’un crâne complet. Sa nature humaine ne fait aucun doute (une telle face n’a rien à voir avec celle d’un singe), sa bipédie non plus (le trou occipital est parfaitement vertical comme chez nous et non situé à l’arrière du crâne comme chez le chimpanzé ). Il n’a pourtant rien à voir avec un Sapiens ni un Néanderthalien (sa capacité crânienne est de 1000 CM3).
Figure 1. Pithécanthrope de Java (Sangiran 17)
Il faut dire que la forme de sa calotte crânienne est identique à celle trouvée (sans la face) par Dubois. Ce qui légitime la trouvaille de ce dernier. Contrairement à ce qu’affirme Tassot, cette calotte n’est nullement simienne.
Si Dubois a vraiment changé d’avis, ça ne prouve que son incompétence. En effet, la calotte correspond à une capacité de 900cm3 (encore une fois proche du Pithécanthrope 8), et aucun singe ne possède un cerveau pareil.
Tassot aborde ensuite (p.84-87) le Sinanthrope ou homme de Pékin. Comme les originaux ont disparu pendant la deuxième guerre mondiale, il lui est facile d’en faire un "grand singe" (p.84) qui aurait servi de gibier aux hommes modernes, trouvés également sur place (bien sûr pour la paléontologie "officielle" ces hommes sont plus récents que les Sinanthropes). Là aussi Tassot ignore les autres découvertes faites dans le même pays. Le crâne de Lantian, celui d’une femme de 30 ans, a une capacité crânienne de 780 cm3. Son âge est estimé à 800 000 ans.
Le crâne de Dali a une capacité de 1150 cm3, et son âge est estimé à 200 000 ans (cf figure 2). Là encore, il ne peut en aucun cas s’agir d’un singe, mais il ne s’agit pas non plus d’un Homo Sapiens.
Figure 2. Homme de Dali (Chine)
Les Sinanthropes dont la capacité crânienne avait été estimée aux alentours de 1000 cm3 sont donc parfaitement intermédiaires entre les deux autres découvertes que nous venons de citer. Ce qui est parfaitement en harmonie avec les données stratigraphiques qui donnent au site un âge proche de 400 000 ans. Les Sinanthropes doivent donc reprendre place dans les Ancêtres de I’Homme dont Tassot voulait les expulser.
Il s’agit "d’Homo Erectus" typiques, comme le Pithécanthrope 8 de Java et la calotte de Dubois, intermédiaires entre des Homo Erectus primitifs (le crâne de Lantian) et des Homo Erectus évolués ( le crâne de Dali).
A ce niveau de l’analyse, on voit déjà combien est fausse I’affirmation de Tassot (p.80) : "Aucun Homo Erectus ne résiste à l’analyse sous le triple rapport de la réalité des fossiles, de la bipédie et du lien ancestral avec I’Homme" Mais, il y a mieux. En effet, la grande majorité des fossiles d"’Homo Erectus" ont été trouvés en Afrique. Or Tassot ne parle qu’incidemment des plus célèbres fossiles de ce type dans son sous-chapitre consacrés aux Australopithèques pour les reclasser parmi les Sapiens !
Ainsi, dit-il (p.88) : "Richard Leakey fait en 1973 une découverte troublante : parmi les débris épars d’Australopithèques, un crâne humain (Skull 1470)". Pour les lecteurs de Tassot, il ne fait dès lors aucun doute que le crâne 1470 est celui d’un Sapiens (ou d’un Néanderthalien, puisque Tassot classe celui-ci dans les Sapiens pour mieux montrer qu’il n’existe pas de "pre-sapiens").
Or Tassot écrit : "Nous refusons donc l’appellation "d’Homo" à ces êtres de capacité crânienne faible (Australopithèque) ou intermédiaires (Homo Erectus). « Notons au passage que personne ne prétend mettre l’Australopithèque parmi les Homo. »
Il écrit encore (p.90) : « Il ne suffit pas d’appeler "Homo Erectus" un être de capacité crânienne inférieure à 1200 cm3 pour le douer de conscience ». Or, quelle est la capacité crânienne du crâne 1470 (ce numéro signifie qu’ il s’agit du 1470ème fossile du Musée National du Kenya d’où le nom complet KNM1470) qui est parfaitement "humain" selon Tassot ? 775 cm3 !! (cf figure 3). Soit la moitié de celle de l’Homo Sapiens qui est 1égèrement inférieure à 1500 cm3.
Figure 3. Crâne d’Home Erectus KNM1470
Ainsi pour défendre sa position anti-évolutionniste, l’auteur est obligé de dire que l’Homo Sapiens a une capacité de 1500 cm3 (p.79), qu’un être de moins de 1200 cm3 de capacité n’est pas humain (p.90), d’attribuer l’adjectif humain à un crâne de 775 cm3, puis de reclasser parmi les "singes anthropiens" (sic) des fossiles beaucoup plus proches de l’homme (capacité 900 a 1000 cm3) que certains déclarés, par lui, humains pour les besoins de sa démonstration. Il est clair qu’une thèse qui nécessite pour être établie une telle déformation de la réalité ne peut être défendue.
Mais Tassot ne s’arrête pas là. Il omet purement et simplement 1’existence de nombreux autres fossiles équivalents au KNM1470 comme le KNM3733 et le KNM3883 d’une capacité crânienne de 800 à 900 cm3, autres représentants d’une espèce n’ayant rien d’un singe et tout d’un ancêtre de l’homme. Et il nous dit (p.88) : "En 1978 Donald Johanson dégageait dans le désert de l’Afar toute une famille "Homo Sapiens" fuyant une grande inondation, daté de 3 Millions d’années". La découverte dans la même couche que Lucy, la célèbre australopithèque, d’une famille d’Homo Sapiens, est bien sûr une découverte inouïe infirmant la théorie de 1’évolution. Mais les méchants paléontologistes darwiniens se garderont bien d’en parler, désinformant une fois de plus le public : "Bien entendu l’inondation géante et la famille humaine de Johanson resteront inconnues du public". (p.89).
En fait ce qui a été trouvé en 1978 par Johanson (sur le site Afar 333), ce sont quelques fragments de mains, de dents et de mâchoires appartenant aux plus anciens "Homo Habilis" jamais trouvés, les premiers représentants du genre Homo qui ont cohabité avec les Australopithèques. Les mâchoires retrouvées sont plus primitives, c’est-à-dire plus éloignées de I’Homo Sapiens que celles de fossiles que Tassot classe a tort parmi les singes comme le Pithécanthrope et le Sinanthrope. Le fait que Tassot décerne sans hésitation le titre d’homo Sapiens a de tels fossiles (alors que personne ne l’a jamais fait) est une nouvelle preuve éclatante de l’incohérence interne de sa théorie anti-évolutionniste quand elle est confrontée aux faits.
Quant à la "grande inondation", il s’agit non d’un déluge mais d’un phénomène purement local : 1’effondrement d’un barrage naturel a inondé une vallée étroite et pris au piège ceux qui s’y trouvaient.
En 1986, Walker et Leakey découvrent un squelette complet d’Homo Erectus (le WT15000). Cela permet de prouver que l’Homo Erectus avait bien des jambes identiques aux hommes actuels avec une tête très différente. Bien que sa capacité crânienne soit de l’ordre de 1000 cm3 (contre 1600 cm3 pour les Néanderthaliens), Tassot n’hésite pas un instant à en faire un Néandertalien (p.89) en se basant sur sa grande taille (lm70 qui n’est pas unique chez un Homo Erectus), le crâne et la mâchoire (alors que ceux-ci n’ont aucune des caractéristiques des Néanderthaliens). Car pour la théorie anti-évolutionniste, un tel être n’a pas le droit d’exister ! Il est d’autant plus "dangereux" qu’il montre a posteriori qu’on a eu raison d’associer le fémur et le crâne trouvés par Dubois à Java, même s’il est probable qu’ ils n’appartiennent pas à un même individu mais a deux individus de la même espèce.
L’Australopithèque n’est pas un membre du genre Homo. Mais sa bipédie en fait un intermédiaire idéal entre le singe et I’homme.
Pour Tassot, il faut donc qu’il soit un singe et qu’il ne soit pas bipède. Ainsi, écrit-il (p.89) : "la forme du squelette montre à l’évidence que Lucy ne pouvait se tenir debout, point jusqu’alors controversé puisqu’on n’avait jamais trouvé d’ossements comportant ensemble le fémur et le bassin d’un Australopithèque. De plus la longueur des bras et la forme des mains confirment que cet animal s’aidait des membres antérieurs pour marcher". Une fois encore la vérité est exactement à l’inverse des propos de Tassot. La figure 4 montre à l’évidence que le bassin de l’Australopithèque, quoique légèrement différent de celui de l’homme, est infiniment plus proche du nôtre que celui du singe et que pour Lucy, marcher à quatre pattes devait être presque aussi désagréable que pour nous.
Figure 4. Comparaison d’un bassin de Chimpanzé d’Australopithèque et d’un Homme
De plus les empreintes de pas de Lateoli (cf figure 5) montrent un bipédie un peu plus "chaloupée" que celle d’un homme. C’est exactement la démarche que l’on peut déduire d’un bassin comme celui de Lucy. Et bien sûr, il n’y a pas la moindre trace d’appuis sur les mains.
Figure 5. Empreintes de pas Lateoli dans de la cendre d’il y a 2,5 millions d’années.
Ainsi, quand Tassot affirme, au sujet non seulement des Australopithèques, mais aussi des Homo Erectus, « leur squelette trahit les caractères spécifiques des grands singes : front, menton, trou occipital, axis, atlas, os iliaque, etc... Laissons-les donc avec leurs congénères ! » C’est (toujours) l’inverse qui est vrai. Tous les os cités sont chez ces espèces infiniment plus proches de l’Homo Sapiens que des grands singes, et n’ont aucune des caractéristiques de ces derniers.
Voici d’autres affirmations fausses dans le même chapitre : "la présence simultanée de l’Homo Sapiens et de l’Australopithèque contredit 1’évolution"(p.90), alors que nous avons vu que rien n’atteste d’une telle présence simultanée.
"Concluons cette rapide revue des intermédiaires entre l’homme et l’animal en remarquant que la différence apparaît plus tranchée que jamais" (p.91) (alors que nous avons vu que des dizaines de fossiles "intermédiaires" entre le singe et I’homme ont été trouvés depuis 1930). "Au rythme annoncé de quelques centimètres par an, il aurait fallu des milliers d’années pour enfouir un crâne" (p.91). Tous ceux qui ont vu leur chien enfouir une tête de poulet savent que c’est faux. Outre l’action des prédateurs, l’origine de 1’enfouissement des fossiles peut être du à des marécages, tourbières, coulées de boue, etc...
Notons enfin que Tassot insiste sur l’appartenance de l’Homme de Néanderthal au genre Homo, suivant en cela les ultra- darwiniens (1’évolution est graduelle, l’Homme de Néanderthal est donc une autre forme d’homo Sapiens) alors que des analyses génétiques récentes viennent de montrer qu’il n’est pas un Sapiens.
Ce qui confirme les théories évolutionnistes, mais non-darwiniennes comme celles d’Anne Dambricourt (1’évolution est non-graduelle, 1’Homo Sapiens représente un plan d’organisation distinct de tous les autres fossiles, 1’homme de Néanderthal réintègre donc les hommes archaïques avec 1’Homo Erectus et l’Homo Habilis dont il partage la même embryogenèse, c’est-à-dire le même plan d’organisation). Dernier exemple des absurdités auxquelles mène une thèse anti-évolutionniste : la calotte de Dubois (Pithécanthrope 1) est identique à celle du Pithécanthrope 8, comme nous l’avons vu.
Or, l’os temporal de ce dernier s’intègre parfaitement dans le crâne de 1’homme de Tautavel, Homo Erectus évolué d’une capacité crânienne de 1150cm3. Tassot ne parle pas de ce fossile. Mais nul doute qu’il le considère comme un Sapiens. En effet, il décerne ce titre (en affirmant qu’il n’existe pas le moindre doute sur ce point) à l’homme de Swanscombe. Or, celui-ci, d’une capacité crânienne de 1200cm3, est très proche de l’homme de Tautavel. (il est amusant de voir que sur ce point Tassot est d’accord avec les ultra- darwiniens qui veulent absolument faire des " Homo Erectus évolués " des " Sapiens archaïques " pour affirmer le caractère graduel de1’évolution et détruire la spécificité de notre espèce).
Ainsi Tassot qualifie-t-il de " singe " un fossile dont une partie du crâne s’insère dans un fossile que Tassot qualifie de " Sapiens ". Bien sûr, aucun des deux ne sont des singes ou des Sapiens, il s’agit d’Homo Erectus.
On voit ainsi que le nombre d’erreurs, de manipulations des faits, d’omissions et de désinformations, contenues dans un seul chapitre du livre de Tassot excède celui contenu dans le plus malhonnête des ouvrages darwiniens (même ceux qui, entre 1920 et 1950, s’appuyaient sur 1’existence de 1’homme de Piltdown ! ).
Or, ceux qui connaissent Dominique Tassot savent qu’il s’agit d’un homme cultivé, intelligent, ayant une formation scientifique et ayant participé à des fouilles paléontologiques.
Personne ne le soupçonne de mentir consciemment dans ses publications. Comment est-ce possible ? Il s’agit d’un phénomène d’aveuglement bien connu qui survient quand on désire trop fort qu’une certaine hypothèse soit vraie.
Orwell le désigne sous le nom « d’arrêt du crime pensé » dans son ouvrage 1984 : dès qu’un fait entre en contradiction avec la doctrine du parti, on l’oublie et on oublie qu’on l’a oublié !
Un grand prix Nobel de Physique a récemment fait de même par un aveuglement exactement inverse à celui de Tassot (Il s’agit de l’ultra-matérialiste Murray Gell-Mann dans le " Quark et le Jaguar ", chapitre" Physique quantique et Calambredaines ").
Il affirme qu’un célèbre article de sa discipline dit exactement le contraire... de ce que l’article dit en réalité.
De même quand j’ai demandé à Tassot de me communiquer les sources ayant servi à la rédaction de son ouvrage, il m’envoya un long article sur le crâne KNM 1470 où il était bien précisé que la capacité crânienne était de 775 cm3 ce qui, comme nous l’avons vu, est un point central pour détruire les conceptions anti- évolutionnistes étant donné l’absence de caractères simiesques sur un crâne d’aussi petite capacité.
Tassot avait donc en main les éléments montrant la fausseté de ses thèses mais ne pouvait les voir.
Tassot sera peut-être rassuré de se voir en compagnie d’un prix Nobel. Mais le problème c’est que les chrétiens ne peuvent en aucun cas se comporter comme le héros communiste du " Zéro et l’Infini " pour qui la fin justifie tous les moyens !
Pour un chrétien, il est totalement exclu d’utiliser la ruse, les mensonges, l’omission, la déformation des faits, la désinformation, pour répandre le message chrétien, car ce sont les armes du « prince de ce monde » et que « toute maison divisée contre elle-même périt ». Or quoi que de plus diviseur que d’utiliser dans la maison chrétienne les armes de l’Autre ?
C’est pourquoi Dominique Tassot se doit de rectifier lui-même les erreurs et invraisemblances contenues dans ce livre. Je n’ai critiqué qu’un seul chapitre mais un même travail peut être fait avec presque tous les chapitres.
Un exemple parmi des dizaines d’autres : Tassot affirme (p.98) que la profondeur des récifs coraliens rapportées à la vitesse de croissance du corail permet d’estimer qu’il n’y a pas de récifs plus âgés que 3 500 ans.
Or 1’existence du forage de Wreck Island (550 mètres de corail avant d’arriver à la roche) correspond à une durée de formation de 100 000 ans.
Ce seul fait suffit à miner les espoirs de rétablir une chronologie courte compatible avec une interprétation littérale de la Bible.
Ne doutant pas un instant de 1’honnêteté et de la foi chrétienne de Tassot, nous sommes persuadés qu’il procédera un jour à une telle rectification, même s’il est difficile pour tout homme d’admettre que l’on peut se tromper à ce point. Pour la cause qu’il défend, plus vite il procédera à une telle rectification, mieux cela vaudra.
Voilà donc pourquoi les Chrétiens (et tout particulièrement les catholiques ) ne peuvent pas utiliser des théories anti- évolutionnistes : parce que comme nous l’avons démontré ici, un recours massif aux armes du " prince de ce monde " est nécessaire pour leur donner un minimum de cohérence.
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ForumBonjour,
Votre figure 1 est erronée.
Elle ne représente pas un fossile, mais un ensemble d’orbitales atomiques ...
13 décembre 2009, par Julius - Répondre à ce message
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Un Chrétien peut-il être anti-évolutionniste ?